Conseil municipal compliqué le 27/2

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1 réponse

  1. BERNY Jean-yves dit :

    Notre Maire, M. Duviel, choisit l’impasse.

    C’est par une attaque, une mise en cause de l’intégrité d’adjoints, des accusations inacceptables que le Maire de Venerque clos un long processus de division.

    La nature autocratique de M. Duviel ne date pas d’hier. Son précédent mandat voyait déjà le fait du prince : des décisions prises par avance, des sujets découverts en conseil municipal où les élus ne servent qu’à lever la main pour enregistrer ce qui est déjà décidé.

    Cette situation de mal-être s’aggrave ! Après une première démission d’une adjointe, Marianne Farges-Bompart, en juin, deux autres adjoints, René Caudan et Fabienne Barre, manifestent leur malaise. Ils ont choisi de rendre ceci public, symboliquement, en quittant le groupe majoritaire. Ils souhaitent malgré tout continuer à assumer la charge d’adjoint pour laquelle les Venerquois les reconnaissent.

    Ne nous y trompons pas, le problème qui apparaît aujourd’hui concerne bien plus que les trois personnes citées, et il est beaucoup plus ancien (ce malaise remonte au mandat précédent, bien que moins perceptible à l’époque).

    Il ne s’agit pas non plus de simples désaccords, il s’agit d’un problème de confiance. Une municipalité ne se gère pas en gardant l’information cachée, ni en décidant dans le dos de ses élus. Au contraire, le dialogue, le partage et la confiance doivent être à la base d’un fonctionnement démocratique.

    Notre Maire doit aujourd’hui tirer honnêtement les conséquences de la situation dans laquelle il s’est enfermé, de cette hémorragie d’élu(es), et devrait démissionner. Quelque-uns le soutiendrons, et c’est normal, non pas par conviction mais par esprit de solidarité. Il demeure le constat : le Maire de Venerque s’est mis en situation d’exclure ses propres troupes et en arrive à se trouver minoritaire de par sa propre action.

    Je connais M. Duviel, et hormis ce défaut qui m’a emmené à le qualifier d’autocrate, j’apprécie ses qualités, nous partageons des valeurs humanistes et sommes des gens de progrès, je le sais honnête. Cependant il faut une force peu commune pour reconnaître et assumer ses erreurs.

    L’attitude qu’il avait eu lors des élections municipales en 2014, m’avait conduit à jeter les bases d’une autre liste basée sur des valeurs de partage, d’écoute, de construction d’espaces communs, avec des personnes qui considèrent l’altérité comme une chance, en bref ce que l’on appelle habituellement la gauche ! Les Venerquois connaissent le devenir de cette liste et les trois élus qui en sont issus aujourd’hui.

    Je ne lui tiens pas rigueur de cet épisode électif, moi-même y ai commis des erreurs, mais j’aurais aimé qu’il soit capable de donner une véritable cohésion à son équipe. Aujourd’hui, il semble qu’une issue plus radicale soit la seule solution viable.

    Jean-yves Berny,
    Élu Venerquois 2008-2014